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Comment repiquer les choux ?

Comment repiquer les choux ?

La culture du chou vous semble-t-elle compliquée ? Vous n’avez pas tort. Le chou a besoin de beaucoup d’attention, du semis à la récolte. Je vais vous expliquer point par point tout ce qui doit être pris en compte. De cette façon, vous serez sûr d’obtenir de belles têtes de chou. Avec un peu de chance, toutes les conditions sont déjà réunies dans votre jardin : bon sol, bonne fertilisation, eau suffisante, pas de hernie et climat favorable. Sinon, vous devrez intervenir et c’est là que je vais vous guider.

Introduction à la culture du chou-fleur

Le chou-fleur est l’un des crucifères, comme tous les choux. D’autres légumes font partie de cette famille, comme les radis, un peu d’engrais vert, de nombreuses mauvaises herbes comme le berger échange. Il est important de le retenir car une maladie comme la hernie est transmise par tous les membres de cette famille. La hernie est responsable de la destruction de cultures entières et survient lorsque les crucifères sont plantés trop souvent au même endroit. Il est donc important de respecter une rotation des cultures, j’y reviendrai plus tard.

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Le chou-fleur une quantité relativement faible de vitamines et de minéraux par rapport aux autres légumes. Alors pourquoi tant d’efforts ? Le chou-fleur a l’avantage d’avoir un goût frais et pas trop fort que beaucoup de gens aiment. De plus, il est facile à préparer et se prête à de nombreuses recettes.

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Sa valeur nutritive est de 41 Kcal (104 kj) pour 100 g et se répartit comme suit :

  1. Eau 93 g
  2. Énergie :
  • protéine 2 g
  • lipides 0,5g
  • glucides 3 g

3. Minéraux :

  • 20 mg de calcium
  • phosphate 30 mg
  • fer 0,5 mg
  • 15 mg de sodium
  • potassium 400 mg

4. Vitamines :

  • Thiamine (B-1) 0,05 mg
  • Riboflavine (B-2) 0,07 mg
  • Vitamine B-6 0,17 mg
  • Vitamine C 80 mg (60 mg après cuisson)

Culture du chou : généralité

Anatomie du chou-fleur

Le chou-fleur est un crucifère dont l’inflorescence (bouton floral et tige) est consommée avant que celle-ci ne se transforme en fleur. C’est pourquoi sa période de récolte est si courte. La plante a un système racinaire profond et des feuilles longues. La tige est courte et se termine par un renflement compact. Ce n’est pas très appétissant en tant que description, n’est-ce pas ? Lors de la récolte, la balle doit être blanche, ferme, bien fermée et bien ronde.

Germination des graines de chou-fleur

Le temps de germination des graines de chou-fleur dépend fortement de la température. La température minimale est de 3,3 degrés. Cette basse température permet de semer le chou-fleur très tôt dans l’année, mais les semis effectués plus tard, lorsque les températures se sont un peu réchauffées, le rattrapera rapidement. les premiers semis. Un semis très tôt n’offre donc pas beaucoup d’intérêt.

Transplantation des semis

Il faut environ 2 semaines pour voir apparaître les premières vraies feuilles après la germination. Les vraies feuilles ont une tige et des nervures clairement visibles. Au fur et à mesure de son développement, la tige disparaît et la feuille est collée directement sur le tronc. Cela permet de distinguer les très jeunes plants des plantes légèrement plus âgées dans les jardineries. J’expliquerai plus tard pourquoi il est très important de choisir de très jeunes plants. Retenez-vous au moment où vous ne devriez jamais acheter de vieilles plantes.

Quand transplanter les jeunes plants ?

Les plants de chou-fleur se transplantent lorsqu’ils ont 4 à 5 vraies feuilles mesurant plus de 1 cm. La plante observe un arrêt de croissance environ dix jours après le repiquage. Après ces 10 jours, il reste encore 5 à 6 semaines avant que la tête ne se forme. À partir du moment où le chou est formé, il faut empêcher la plante de produire de nouvelles feuilles. Il est alors nécessaire de supprimer tous les les feuilles qui commencent à se développer. De cette façon, la plante consacrera toute son énergie à la création de chou. Attention, il faut veiller à ce que le chou ait de nombreuses grandes feuilles. Ils sont la garantie d’une belle récolte. Le chou doit donc pouvoir pousser sans stress et produire suffisamment de grandes feuilles. Si le chou pousse pendant une période de sécheresse, il remontera très rapidement en graines, réduisant ainsi la récolte à néant.

Toute cette théorie est bien bonne mais il est rare que tout se passe sans accroc. Vous devrez souvent intervenir pendant la culture si vous voulez réussir.

Passons à la pratique

Quel type de sol pour faire pousser du chou-fleur ?

Le chou-fleur nécessite un sol meuble et profond qui permet un bon enracinement. Le sol ne doit pas être trop humide ou trop sec ; lors de la mise en place des semis, le sol doit être suffisamment humide jusqu’à une profondeur de 25 cm. Un sol sec nécessitera des précipitations de l’ordre de 25 mm/m² pour être suffisamment humide pour la culture du chou. Cela signifie que 25 mm de pluie devront tomber régulièrement jusqu’à la formation de la tête. Presser un doigt dans la terre jusqu’à une profondeur de 5 cm. Si le sol est sec, il est urgent d’arroser. Il faudra continuer à arroser une fois par semaine jusqu’à la récolte, à moins qu’il ne pleut suffisamment.

Conseil : 25 mm de pluie correspondent à un arrosoir de 10 litres par 4 m². Cela peut sembler beaucoup mais il ne faut pas oublier que le chou-fleur est de grandes plantes qui boivent beaucoup.

Rotation des cultures — ne jamais cultiver de chou-fleur au même endroit deux ans de suite

Il est généralement conseillé d’attendre 4 ans avant de ramener les germes au même endroit, surtout en cas de hernie ou d’attaque d’abeilles. Cependant, si votre sol est fertile et bien chaulé, il est tout à fait possible de tourner pendant 3 ans, voire 2 ans. Je recommande également l’utilisation de maerl fossile, à raison de 100 g/m².

Quelle variété de chou-fleur choisir ?

Le choix est vaste, mais il est important pour bien sélectionner la variété :

  • une variété adaptée à la saison de croissance.
  • variétés autocouvrantes, c’est-à-dire des variétés produisant de grandes feuilles qui tendent à couvrir naturellement la tête pour qu’elle reste très blanche sans avoir à intervenir.
  • si vous avez déjà été confronté à une hernie du chou, il existe maintenant une variété qui y résiste relativement
  • si vous souhaitez congeler vos cultures, optez pour des variétés qui conviennent à la congélation.

La culture du chou-fleur étape par étape

Semis de chou-fleur

Le semis peut se faire de plusieurs manières.

  • semis en terrine puis repiquage sur place
  • semis en seaux ou en moelle
  • semis direct en place.

Pour une plantation directe sur place, il faut veiller à ce que le sol soit plat et ameubli. Je recommande également de mélanger un peu de terreau au moment de la plantation. Il est important de semer uniformément et espacés afin de permettre aux plantes de bien se développer. En cas de semer dans des seaux ou en motte de racines, ne pas mettre plus d’une à deux graines par pot et toujours enlever la plante la plus faible par la suite. Placez une graine dans un petit trou puis recouvrez-la de vermiculite, de perlite ou de terreau.

Pour le semis en terrine, recouvrez les graines d’une couche de vermiculite, de perlite, de sable ou de terreau finement tamisé de 5 mm. Les jeunes plants devront être transplantés lorsqu’ils présenteront leurs premières vraies feuilles. Si les plantes ont tourné un peu et ont de longues tiges plutôt fines, n’hésitez pas à les planter en profondeur et à les recouvrir de terre jusqu’aux feuilles. Pour éviter autant que possible la fonte des semis ou d’autres maladies qui feraient perdre la germination, assurez-vous que le terreau n’est pas trop humide et utilisez des pots désinfectés (en les faisant cuire au four à 80°C par exemple).

Il y a 7 périodes de croissance pour le chou-fleur

Fin de l’hiver | Janvier | Printemps | Été | Début de l’automne et fin de l’automne | Début de l’hiver.

Toutes ces cultures ont leurs avantages et leurs inconvénients, mais il est très important de choisir la bonne variété pour la bonne période au risque de manquer vos récoltes.

Culture de fin d’hiver pour les premiers légumes

Les semis sont effectués en octobre ou en novembre. Les jeunes plants sont transplantés sur 2 vraies feuilles dans de grands seaux (P9 minimum). Pour résister à l’hiver, les plantes doivent être vigoureuses et passer la saison froide en serre ou en sous-couche. En cas de fortes gelées, ils devront être bien couverts. Il faudra aussi bien les espacer pour éviter les attaques fongiques. Il sera alors nécessaire de transplanter les plantes en place dès que possible au tout début. Au printemps, généralement au début du mois de mars. Mais pourquoi vous vous donnez tant de mal à me le dire. À cette période, les maladies sont relativement rares, notamment hernie. De plus, il permet de manger des légumes frais très tôt dans la saison.

Semis de janvier

Ces semis étant réalisés en hiver, il faudra apporter suffisamment de lumière aux jeunes plants à l’aide de lampes de culture, par exemple, l’idéal étant bien sûr de leur faire profiter le plus possible de la lumière naturelle en les semant directement dans des seaux fin janvier. La température idéale pour la germination est de 18 °C, elle peut être plus basse par la suite. Ces plantes peuvent être transplantées sur place jusqu’à la mi-avril.

Printemps

La culture précoce idéale Le semis se fait en février dans une serre froide. Les jeunes plants seront laissés jusqu’à la mi-avril, puis repiqueront sur place. Cette culture est relativement facile.

Cultures d’été et d’automne

Les semis sont effectués sur un lit de semence de fin mars à début juillet. Les jeunes plants sont ensuite repiqués sur place 6 semaines plus tard. C’est la culture la plus difficile car elle est soumis à de nombreuses attaques d’insectes, de chenilles ou de maladies. Il doit également faire face à la sécheresse et à la chaleur. C’est une culture que j’évite parce que je n’y ai jamais réussi auparavant. Mais je dois dire à ma décharge que mon sol est sablonneux, pas idéal donc en été.

Important !

Les plantes doivent être durcies avant d’être finalement mises en place. Il faudra donc les habituer progressivement aux conditions extérieures. Les semis dans des seaux ou des moquettes doivent être bien arrosés. Je conseille même de leur donner un peu d’engrais azoté pour stimuler la récupération. Assurez-vous de les planter en profondeur pour éviter que le vent ne les fasse pousser en croix ou que les moquettes ne se dessèchent pas. Continuez à arroser après la plantation si le temps est sec.

Distance de plantation

Plus l’espacement entre les plantes est grand, plus les choux auront de place pour pousser et donner de beaux bourgeons. L’idéal est de respecter une distance de 75 x 75 cm, mais l’espace étant limité dans mon potager, Je laisse généralement 50 cm dans n’importe quelle direction entre mes plantes ou 60 x 40 cm. Ne les pressez pas davantage, sinon vos pousses seront petites et le risque de maladie sera plus élevé.

L’engrais idéal

Le chou-fleur est un légume gourmand, il a besoin d’un sol bien amendé pour pouvoir produire de nombreuses feuilles en peu de temps. Il sera donc nécessaire de lui apporter beaucoup d’azote, de préférence sous une forme rapidement assimilable. Ses besoins en phosphore sont plus faibles. Je vous conseille de lui apporter beaucoup de potassium (comme de la cendre de bois) ainsi que de la vinasse. Patentkali, (amendement minéral un peu discutable en culture biologique) est très efficace car il contient du magnésium mais il faudra prendre soin de l’accompagner d’un engrais azoté.

Le chou-fleur souffre parfois d’une carence en bore ou en molybdène. Une carence en bore provoque le brunissement du chou (mais c’est assez rare). Une carence en molybdène provoque la formation de pousses de fouet , ce qui signifie que les feuilles ne se développent pas bien, ce qui peut entraîner un arrêt de la croissance et de la formation de têtes de chou. La plupart des engrais organiques en contiennent, ce qui permet d’éviter ce problème.

Maladies du chou-fleur

La plupart des maladies fongiques peuvent être évitées en espacant bien les plants lors du repiquage sur place. Malheureusement, certains ne peuvent être évités en adoptant ce principe. Il faudra donc assurer des plantes saines et vigoureuses.

Hernie du chou – maladie fongique mortelle Cette maladie hante le jardinier du chou. Présente dans le sol, même pendant de nombreuses années après toute culture de chou, elle ne connaît aucun remède. Les feuilles se fanent par temps ensoleillé et la plante finit par se faner complètement. Les racines sont couvertes de renflements qui finissent par noirir et pourrir. Cependant, il a été constaté que cette maladie ne se produisait presque pas dans les sols à pH élevé. En prévention dans les sols plus acides, il est conseillé d’apporter un peu de chaux lors de la plantation. Les choux peuvent également être plantés dans des trous relativement profonds (20 cm) qui seront remplis de terre. Si la maladie est présente dans le sol, il faudra un peu plus de temps pour atteindre les racines. Cela donnera aux plantes une plus grande chance d’atteindre leur maturité, bien que cela ne soit pas garanti. La meilleure solution consiste à semer des variétés résistantes à la hernie. Les semis semés très tôt ou très tard dans l’année sont également moins susceptibles de souffrir.

Beaucoup de feuilles et pas de chou

La plante n’a pas de cœur et ne formera donc jamais de pomme. Cela se produit généralement lorsque les températures sont trop basses pendant la culture, en particulier lorsque les semis sont effectués très tôt ou très tard dans l’année. Il y a peu de risques que cela se produise pour les semis effectués fin février.

Absence de cœur due au gel en avril

Le cœur de la plante gèle et cesse de se développer en raison d’une carence en molybdène dans le sol. Ce phénomène se produit généralement par temps froid. Un amendement sur les engrais sera nécessaires chaque année pour éviter que le phénomène ne se reproduise.

Les têtes restent petites

Les têtes ne mesurent pas plus que 8 à 9 cm. Cela se produit lorsque la plante n’a pas réussi à former suffisamment de grandes feuilles ou lorsque les plantes étaient déjà trop âgées lors de la plantation. Évitez donc d’attendre trop longtemps avant de repiquer des choux ou d’acheter des plantes trop anciennes. Les plants de trois semaines ne présenteront jamais ce problème, alors que 15 % des plants âgés de 6 semaines ne présenteront jamais ce problème. Évitez toute plante qui vous semble trop vieille dans la jardinerie et surtout si elle a déjà une petite tête. Il s’agit d’une tromperie évidente !

Les ravageurs

Les choux-fleurs sont également la cible de nombreux ravageurs !

Parmi les plus fréquents, citons :

Les Altises

Ce sont de petits coléoptères qui se nourrissent des feuilles et y percent de nombreux petits trous. Particulièrement actifs par temps sec, ils reviennent malheureusement chaque année et sont impossibles à éradiquer. Il serait possible de limiter leurs attaques en plaçant une bande collée près des germes. Les bâtonnets de bala restent ensuite collés dessus. Mon conseil : élevez ou choisissez des plantes grandes, saines et robustes qui peuvent poursuivre leur croissance malgré les attaques.

Oeufs pour piétons Capucine Contarinia

Ce petit diptère pond ses œufs au cœur de la plante, empêchant ainsi le développement de la tête.

Chenilles de papillons

Nous avons tous trouvé des chenilles entre les feuilles de chou, parfois même dans nos assiettes. La plupart de ces chenilles sont celles du piéton, un petit papillon blanc qui pond ses œufs sur les feuilles du chou. La meilleure protection consiste à placer des voiles de protection à mailles fines.

La mouche du chou

Cette mouche pond ses œufs à la base des plantes. Certains recommandent l’utilisation de collets au pied des choux. Je préfère utiliser un voile de protection en maille fine.

Protéger les choux-fleurs avec un voile de protection

À l’exception des abeilles, la plupart des attaques de ravageurs peuvent être évitées en cultivant du chou sous des voiles de protection. Ces les voiles sont particulièrement efficaces contre les chenilles. Quant à la mouche du chou, cette dernière pond ses œufs dans le sol à la base de la plante. L’éclosion a lieu 3 fois par an et les chenilles remontent le tronc. Malheureusement, le voile protecteur n’empêche pas les pupes déjà présentes d’attaquer les plantes. Toutefois, ils peuvent empêcher le frai à l’avenir.

Pour conclure

Si vous avez lu jusqu’ici, vous aurez compris qu’il est loin d’être facile de produire de bons choux-fleurs. Il faut des efforts, des connaissances, de l’attention et une bonne dose de chance ! Si vos récoltes réussissent chaque année, vous pouvez vous considérer comme un excellent jardinier ! Je pense que c’est une culture très enrichissante ! Je ne cultive que des variétés très précoces et très tardives. J’ai renoncé à cultiver des variétés d’été et d’automne parce qu’elles me manquaient systématiquement. Si l’une de vos cultures échoue, essayez d’en trouver la cause et de la corriger pour l’année suivante. Je vous souhaite un bel avenir récoltes.

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