Bien choisir sa cheville pour fixer dans un mur en parpaing

25 janvier 2026

Planter une cheville dans le parpaing n’a rien d’un jeu d’enfant. Derrière le geste banal, l’efficacité ne tient qu’à une poignée de détails qu’on néglige souvent. Oubliez les bricoleurs du dimanche qui improvisent : ici, chaque matériau réclame sa méthode, chaque outil sa raison d’être.

Avant de sortir la perceuse, il faut s’attarder sur le type de mur. Le parpaing, le béton, la brique, la pierre : tous n’opposent pas la même résistance. Sur ce terrain, trois alliés majeurs : le perforateur, la perceuse à percussion et la perceuse classique.

Le perforateur, c’est le costaud de la bande. Taillé pour affronter les matériaux coriaces comme le béton, le béton armé ou la pierre, il combine rotation et va-et-vient, sans vous demander d’y laisser un bras. Grâce à son mécanisme pneumatique, il vient à bout des murs les plus résistants, là où la simple perceuse cale. Détail non négligeable, il sait aussi ciseler le ciment, à condition d’adopter un ciseau adapté.

Pour les murs moins durs, placo, bois, PVC, la perceuse électrique fait parfaitement l’affaire. Légère, maniable, elle se laisse manier sans efforts. Qu’elle soit à batterie ou sur secteur, elle sait aussi se transformer en tournevis sur certains modèles. On apprécie sa polyvalence pour les travaux courants, surtout sur des cloisons tendres.

Réaliser un trou net ne s’improvise pas. Pour un perçage droit, un guide adapté à l’appareil s’impose. Un carré formé avec deux morceaux de bois épais fait parfaitement l’affaire : vérifiez bien l’angle, alignez-le avec le trou à réaliser, puis positionnez le foret à l’intérieur. Le reste suit, à condition de viser la bonne profondeur.

Quand le trou est prêt, place à la cheville. On la présente devant, on la pousse avec délicatesse à l’aide d’un petit marteau. La suite ? Installer l’étagère, le cadre ou la planche, mais seulement après avoir vérifié le niveau.

Le bois, lui, ne pose guère de difficultés. Matériau tendre par excellence, il s’accommode d’un foret bois, hélicoïdal ou plat, c’est selon, et d’une perceuse électrique, mais sans percussion. Une pression légère suffit à obtenir un résultat net, sans éclats.

Pour les murs en plaques de plâtre, la tâche se simplifie encore. Une perceuse ordinaire, un trou bien droit, et le tour est joué. Ici encore, la percussion n’a pas sa place.

Les choses se corsent avec la brique. Il faut une perceuse robuste, dotée idéalement d’un variateur pour maîtriser la vitesse. Sur ce type de support, un peu de puissance s’impose, mais pas de précipitation : un outil mal adapté risque d’endommager la brique plus qu’il ne la perce.

Avant d’attaquer les matériaux poreux comme le parpaing ou la brique, mieux vaut s’équiper : lunettes de protection obligatoires, sous peine de finir couvert de poussière ou, pire, d’attraper un éclat. La percussion est à proscrire si l’on veut éviter de fissurer le support.

Le béton, enfin, ne cède qu’aux outils les plus puissants. Percer du béton, c’est une autre histoire : percussion impérative, foret béton, et parfois même plusieurs diamètres successifs pour ouvrir la voie sans forcer. Ici, la patience et l’outil adéquat font la différence entre un trou propre et un chantier interminable.

Face au mur, la réussite ne tient ni à la force, ni à la chance, mais bien à la méthode. Un geste réfléchi, l’outil juste, la cheville adaptée : voilà ce qui sépare un accrochage durable du bricolage hasardeux. À chacun de jouer sa partition, pour que le mur ne résiste plus.

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