Préserver vos bulbes de callas : les gestes clés à adopter

28 février 2026

Les Zantedeschias ou calla, ces plantes vivaces au charme indéniable, exigent une attention particulière dès que les températures chutent. Originaires de régions plus douces, leurs tubercules ne supportent pas les hivers rigoureux sans une protection adaptée. Dans mon jardin de zone 7, les callas s’accommodent parfois du froid, mais pas au point de les oublier dehors sans conséquences. Deux options s’imposent alors : la culture en pot, ce qui permet un hivernage en intérieur, ou bien considérer ces fleurs comme des annuelles et laisser la météo décider de leur sort.

Pour garder vos bulbes d’été, y compris les précieux lis calla, voici un aperçu des gestes à adopter en fonction de chaque variété, afin de traverser l’hiver sans mauvaise surprise.

Bégonias

Dès la fin de la floraison et avant que le mercure ne tombe sous zéro, rentrez les bégonias à l’abri pour la mauvaise saison. Patientez jusqu’à ce que les tiges soient entièrement desséchées et se détachent sans effort. Selon votre préférence, gardez-les dans leurs pots ou déterrez les tubercules. Pour ces derniers, un séchage de quelques jours s’impose avant de les installer dans des couches de vermiculite ou de sciure de bois légèrement humides. Préférez une pièce où la température oscille entre 4 et 12 °C : les bégonias y passeront l’hiver sans encombre.

Alocasia

L’alocasia laisse le choix : la traiter comme une annuelle ou bien récupérer ses bulbes pour leur offrir une seconde vie. Si elle pousse en pleine terre, attendez que le gel ait fait son œuvre sur le feuillage, puis déterrez les bulbes. Ils se conservent parfaitement dans de la sciure ou du paillis. Cultivée en pot ? Faites-la patienter à l’intérieur durant la saison froide, laissez la plante entrer en dormance, elle repartira de plus belle avec le retour du printemps.

Caladium

Le caladium suit la même logique. Deux options : soit on s’en sépare en fin de saison, soit on récupère les tubercules après les premiers froids. Un séchage complet est indispensable avant de les déposer dans de la tourbe sèche ou de la vermiculite. Stockez-les dans un espace où le thermomètre affiche entre 10 et 15 °C. Un contrôle régulier permet de s’assurer que les tubercules restent fermes, ni déshydratés, ni humides.

Lys Calla

Pour les callas dans les régions fraîches, le gel marque le signal. Lorsque le feuillage flétrit, taillez à 5 cm au-dessus du sol. Les rhizomes doivent ensuite sécher une à deux semaines dans un lieu chaud et sec. Quand ils sont prêts, enterrez-les dans de la vermiculite, de la sciure ou de la mousse de tourbe et placez-les à l’abri du froid (7 à 12 °C), hors de portée du gel.

Les callas ont un autre atout : il est possible de les démarrer à l’intérieur, dès la fin de l’hiver, pour profiter d’une floraison hâtive. Une fois les dernières gelées passées, ils regagnent le jardin. Ceux cultivés en pot apprécient d’être abrités à l’intérieur avant l’automne, où ils continuent parfois de fleurir en plante d’intérieur. Au printemps, dès que les nuits restent douces (plus de 4 °C), on peut les ressortir.

Canna

Dès que le premier gel noircit les feuilles, ou si celles-ci commencent à décliner, coupez les tiges à 10 ou 15 cm. Les cannas en pot restent dans leurs contenants, sans arrosage pendant l’hiver. En pleine terre, il faut extraire les rhizomes, les laisser sécher, puis les entreposer dans du sable, de la vermiculite ou de la tourbe légèrement humides. Rangez-les dans un endroit frais, entre 4 et 10 °C. Un coup d’œil régulier permet d’éviter la déshydratation.

Colocasia

Comme pour l’alocasia, la colocasia peut être rentrée à l’intérieur pour la saison froide, ou considérée comme une annuelle. Après la mort de la plante, déterrez les bulbes et conservez-les dans de la sciure ou du paillis. En pot, il suffit de mettre le contenant à l’abri et de laisser la plante dormir jusqu’au printemps.

Crocosmie

La crocosmie « Lucifer » tolère les hivers de la zone 5 à condition d’être protégée par un paillis épais. Dans les régions plus exposées, il vaut mieux extraire les cormes avant les premières gelées. Ils passeront l’hiver sur un plateau, dans de la mousse de tourbe sèche, à une température stable comprise entre 4 et 8 °C.

Dahlia

Les dahlias survivent aux hivers des zones 8 à 10, parfois même en zone 7 sous un paillis généreux. Les variétés en pot restent dans leur contenant, tandis que celles du jardin réclament d’être déterrées. Manipulez les tubercules avec délicatesse pour éviter de les endommager. Inutile de laver la terre : stockez-les dans un sac en papier ou une boîte remplie de mousse de tourbe ou de sable sec, entre 4 et 10 °C, à l’abri des courants d’air. Les tubercules doivent rester fermes, sans flétrissement ni pourriture.

Eucomis

L’eucomis préfère la culture en pot, ce qui simplifie la protection hivernale. Dès l’automne, stoppez les arrosages et laissez les bulbes tranquilles, sans les déranger, jusqu’au retour du printemps.

Glaïeul

Dès que le feuillage jaunit, il est temps d’agir. Déterrez les glaïeuls, coupez les tiges à 3 cm au-dessus du bulbe, puis laissez-les sécher. Ensuite, enlevez les débris et rangez-les dans des sacs en papier, à l’abri des rongeurs, entre 1,5 et 7 °C. Si ces fleurs sont en pot, faites-les hiverner à l’intérieur, sans arrosage, jusqu’à la prochaine saison.

Oxalis

L’oxalis peut s’adopter en plante d’intérieur ou être récupéré du jardin et séché avec la terre restante. Pour les plantes en pot, il suffit de les laisser sécher et de les stocker telles quelles.

Tubéreuse

La tubéreuse demande d’être extraite du sol avant les premières gelées. Taillez le feuillage à 5 cm, puis déposez les bulbes dans de la tourbe, à une température comprise entre 15 et 18 °C. Un contrôle fréquent évite tout risque de dessèchement.

Préserver ses bulbes durant l’hiver, c’est offrir à la belle saison suivante une promesse de renouveau. Derrière chaque tubercule bien gardé, il y a l’assurance de voir refleurir son jardin, peu importe la rigueur de l’hiver. La main du jardinier, attentive et patiente, fait toute la différence, et la récompense, au printemps, a toujours le parfum de la victoire sur le froid.

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