8 500 espèces. Voilà le chiffre qui devrait faire frémir tout amateur de plantes. Face à la cochenille, personne n’est à l’abri longtemps, qu’on jardine en plein air ou qu’on soigne ses plantes dans un salon baigné de lumière. Cet insecte minuscule, discret mais redoutable, est de la même famille que les punaises, les cigales ou les pucerons. Si vous n’avez jamais croisé sa route, vous faites partie des rares privilégiés.
Qu’est-ce que la cochenille ?
Autrefois surnommées « poux des plantes », les cochenilles vivent de la sève de leurs hôtes. Leur présence ralentit la croissance, affaiblit la plante, et facilite parfois l’installation de champignons. Dans les vergers, les conséquences peuvent être sévères : une récolte ruinée, un arbre qui dépérit si aucune intervention n’est menée. Les cochenilles raffolent des espaces confinés, humides et chauds. Au jardin, on les traque surtout du printemps au début de l’automne, mais en intérieur, elles peuvent sévir toute l’année. Une seule plante contaminée peut devenir la porte d’entrée à une invasion qui s’étend au reste du jardin ou de la maison.
Comment reconnaître une attaque de cochenilles ?
Avant de penser à des traitements, encore faut-il déceler la présence de ces ravageurs. Plusieurs signes permettent de tirer la sonnette d’alarme :
- Des amas cotonneux ou farineux apparaissent sur les tiges ou sous les feuilles.
- Les feuilles sont recouvertes d’un miellat : une sécrétion épaisse et collante produite par l’insecte.
- On remarque parfois un dépôt noirâtre, appelé fumagine, à proximité du miellat.
- Dans les cas les plus avancés, le sol devient lui aussi poisseux au toucher.
Conseils naturels contre les cochenilles
Pour limiter l’invasion, il existe plusieurs stratégies respectueuses de l’environnement. L’une des premières consiste à déplacer les plantes infestées à l’extérieur, sur un balcon ou une terrasse. Là, elles deviennent la cible naturelle des oiseaux ou de prédateurs comme les coccinelles.
On peut aussi utiliser un traitement à l’huile de colza. Cette solution agit sur tous les stades de développement de la cochenille, que l’infestation commence ou soit déjà bien installée. Elle s’intègre parfaitement dans les pratiques d’agriculture biologique et se montre tout aussi efficace sur les plantes d’extérieur que d’intérieur.
Pour les cultures au jardin, il existe également des pièges organiques en jardinerie. Ils attirent les mâles et limitent ainsi la reproduction de l’espèce. Mais l’huile de colza reste une valeur sûre, à appliquer soigneusement sur et sous les feuilles dès les premiers signaux d’alerte.
Un point clé : la rapidité. Intervenir dès l’apparition des premiers symptômes, c’est éviter la propagation à l’ensemble des plantes et préserver son petit écosystème.
Face à la cochenille, l’inaction n’a jamais été un choix gagnant. Agir vite, c’est garder le contrôle et protéger la vitalité de son jardin, aujourd’hui comme demain.


